PopOpera est un théâtre musical de chambre indépendant, installé à Paris. Nous jouons l'opéra de près et en direct — pour les adultes comme pour les enfants, avec sérieux et avec le sourire.
On nous pose sans cesse la question : PopOpera, c'est de la pop plus de l'opéra ? Oui et non. La vérité est plus simple — et plus drôle : Popoff est le nom de famille de notre fondateur, le compositeur Eugène Popoff.
« J'ai cherché ce nom longtemps, douloureusement. J'ai tout essayé — avant de comprendre qu'il était écrit depuis toujours dans mon passeport. »
Les origines. Saint-Pétersbourg
Notre histoire commence bien avant Paris. Pendant quinze ans, de 2007 à 2022, Eugène Popoff a été artiste du théâtre de chambre « Sankt-Peterburg Opera » de Iouri Alexandrov — une scène légendaire de Saint-Pétersbourg, où l'opéra se joue à portée de main du spectateur.
En parallèle, il composait sa propre musique. Le ballet « Avant le coucher du soleil » d'après Hauptmann (Music-Hall de Saint-Pétersbourg, 2015). Le ballet « L'Homme noir » d'après le poème de Sergueï Essénine (espace Skorokhod, 2017). L'opéra « La Dernière Nuit de la guerre » (église Sainte-Anne, 2018). Des miniatures lyriques d'après Filatov et Zochtchenko. Et chaque fois, pour que la musique atteigne la scène, l'auteur devait être son propre producteur, administrateur, chercheur de fonds et colleur d'affiches.
« Je ne voulais pas être un rouage dans une énorme machine théâtrale où rien ne dépend de moi. Je voulais faire à ma façon — même longtemps, même difficilement, mais à ma façon. »
Le déclic arrive en 2019, quand il achève une comédie musicale pour enfants, « La faute à la confiture ! » — l'histoire de fantômes qui volent la confiture des enfants. Oui, l'intrigue est exactement celle-là, et les enfants dans la salle prennent ce crime très au sérieux. La monter dans le théâtre d'un autre ? Pas question. C'est ainsi que naît le sien — avec Anna Rabzina comme directrice et des répétitions le soir.
La suite ressemble à une bonne pièce : la pandémie a failli enterrer l'aventure, mais le théâtre a tenu bon, remporté une subvention publique — et à l'automne 2021, le spectacle a connu quatre premières. Salles pleines, échos chaleureux des professionnels, une équipe de télévision venue filmer un reportage. Tout promettait une suite.
Mais après le début de la guerre, Eugène a quitté la Russie. Depuis 2023, sa maison s'appelle Paris.
Nouveau chapitre. Paris
Début 2026, le théâtre naît une seconde fois : l'association PopOpera est créée à Boulogne. Une troupe se forme — Maria Smirnova (administratrice), le ténor Ivan Logatchev, la soprano Ioulia Goltser et d'autres artistes. Pendant quatre mois, nous avons répété, cherché des gens, fabriqué des costumes — tandis que le fondateur achevait un nouvel opéra.
Le 14 juin 2026, nous avons montré à nos premiers spectateurs une esquisse du spectacle « Les Comédiens ». Le public riait — et quand on fait une comédie, le rire de la salle vaut mieux que n'importe quelle critique.
« Ce rire, je l'écoutais depuis la scène : les bras manquaient, et je jouais dans mon propre spectacle avec tous les autres. Dans un théâtre de chambre, ça arrive. Pour un auteur de comédie, c'est le plus beau son du monde. »
« Les Comédiens », c'est un spectacle sur les coulisses : les artistes se disputent, s'aiment, se jalousent, souffrent — et entre-temps, montent sur scène et jouent. À l'intérieur, les miniatures lyriques d'Eugène Popoff : « Mozart et Salieri » d'après la pièce satirique de Léonid Filatov, « L'Aristocrate » d'après Mikhaïl Zochtchenko, et un fragment de « L'Ours », opéra en un acte d'après Tchekhov — un opéra qui s'écrit en ce moment même, en course avec les répétitions.
Saison 2026/27
Septembre — récital de Ioulia Goltser. Automne — première parisienne de « La faute à la confiture ! », en français. Mi-saison — première de la version intégrale des « Comédiens ».
« Un théâtre de chambre n'est pas un petit théâtre. C'est un théâtre en gros plan. »
© Iouri Alexandrov
Nous sommes les héritiers de cette école. Chez nous, le spectateur voit chaque regard et chaque geste, la musique sonne tout près, la scène et la salle respirent le même air.